Encore une remarque avant de nous diriger vers les sources. Il n’aura pas échappé aux plus avertis d’entre vous qu’après la chapelle latérale gothique, les extensions gothiques de l’église, nous sommes en présence de ce qui demeure de l’église romane sur le côté Nord : les deux ouvertures et le mur dont l’élévation est très importante en sont la marque.

Piscines et sources

Si nous descendons les quelques marches qui nous mènent vers les sources, et qu’il faut se représenter à la période médiévale par un simple chemin, nous apprécierons le mariage parfait entre le chœur de l’église et la chapelle prieurale dont l’étude évoquée précédemment a révélé la véritable chronologie de construction.

Vous vous trouvez à présent devant la piscine romane, en forme de sépulture. Elle atteste d’un baptistère extérieur rattaché à une église primitive, comme cela se pratiquait couramment. Elle laisse supposer la présence d’un lieu de culte antérieur. Dévolue à saint Arnoult d’Yvelines, protecteur des marcheurs et des petits enfants à une époque que l’on identifie mal, située entre le milieu du VIe et le Xe siècles, elle a été restaurée dans son état ancien en 2005. On y plongeait les enfants noués.

La source Saint-Clair, que l’on entend couler toute proche, est réputée avoir des vertus curatives et nombreux étaient les pèlerins qui venaient à Saint-Arnoult profiter de ses bienfaits pour soigner les affections de la vue et du foie comme en témoignent les ex voto conservés dans la chapelle. Un lavoir est venu compléter ce dispositif au XVIIe siècle.