La crypte porte une voûte en berceau très surbaissée sur des doubleaux plein cintre : c’est une disposition très rare en Normandie. A. de Caumont la disait réservée aux espaces monastiques. Au chevet, les deux ouvertures ont été, comme le meneau le souligne, en partie réduites. Sur le côté droit, notez deux fenêtres, la première au pied de l’escalier, muré du fait des remblais utiles à l’établissement de l’accès à la chapelle créé en 1845 ; la deuxième, située après l’arc doubleau médian, malgré ses parties lacunaires, était à l’origine identique à la première.

La crypte avant travaux

Avant de reprendre l’escalier, remarquez l’arc doubleau en extrémité. N’est-il pas totalement insolite avec son mur ? Le mur du fond est ce qu’il nous reste du chevet de l’église primitive. C’est pour cela que l’on parle d’une église « basse », en analogie avec ce que l’on trouve en l’église basse Saint-Martin du Mont-Saint-Michel. Nous y reviendrons dans la chapelle. Quant à l’arc doubleau, du fait de la chronologie du bâti, il a avec certitude servi de fondations pour poser le nouveau chevet commun à l’église et à la chapelle, à la fin du XIe siècle. À certains moments de la journée, les rayons du soleil baignent la crypte d’une douce lumière. Remontons l’escalier en faisant aussi attention qu’à la descente.